Travailler plus longtemps? Et qu’en est-il de notre santé?
03 septembre 2011
Pour de nombreux travailleurs entre 55 et 65 ans, la prépension offre une possibilité de quitter le monde du travail lorsque celui-ci est devenu trop lourd à supporter sur le plan physique ou mental. Abolir cette possibilité entraînera de fortes conséquences sociales et médicales pour une grande partie de notre population. Médecine Pour Le Peuple a mené une étude sur la base des données de ses maisons médicales de toute la Belgique. L’état médical de plus de 2500 patients entre 55 et 65 ans a été analysés. Il en est résulté une étude scientifique sur la santé des travailleurs plus âgés. Les conclusions de celle-ci étayent nos revendications dans le débat des fins de carrière.
Un travailleur de 55 ans doit pouvoir avoir droit – et non l’obligation – à la prépension, avec engagement obligatoire de le remplacer par un jeune. Les travailleurs plus âgés pourront ainsi jouir d’une pension bien méritée, et les jeunes auront plus de chances de trouver un emploi. En effet, sans emploi fixe, il est impossible de se construire un avenir. La communauté a-t-elle la possibilité de supporter le coût d’un grand nombre de pensions ? Certainement, grâce à, entre autres, l’augmentation de la productivité. Une condition : les richesses doivent être mieux réparties. Parler de richesses, c’est avant tout parler des fortunes, car l’inégalité des fortunes est 10 fois supérieure à l’inégalité des revenus. La taxe des millionnaires proposée par le PTB est à cet égard un excellent moyen. Une telle taxe rapporterait 8 milliards d’euros par an, et pourrait payer les coûts du vieillissement de la population en créant de nouveaux emplois dans le secteur social, l’enseignement, les services publics, tout en aidant au refinancement de la sécurité sociale.



