{Journal 4} Luisana et les "Damnificados"

Samedi 5février,

Luisana est une femme qui t’emmène dans son enthousiasme. Comme pédiâtre, elle travaille actuellement pour une firme de télécommunication (CanTV), disons le Belgacom du Vénézuela. Son job est d'orienter les travailleurs de l’entreprise dans le système des soins de santé en cas de maladie. Début décembre, une partie du pays a été victime d’une longue période de pluies abondantes. A cause de ces pluies, beaucoup de maisons des bidonvilles, ont glissées littéralement des flancs des collines. Des milliers de sans-abris comme conséquence.

Chavez n’est pas resté immobile. Il a ordonné de donner un abris à tous ces gens, partout où il y a un peu de place dans le pays. Quelle différence avec beaucoup d’autres pays qui dépendent pour une grande partie des ONG étrangères comme Médecins Sans Frontières ou la Croix Rouge en cas de désastres. Beaucoup d’entreprises ont été convoquées pour donner leur aide et leur logistique. Ainsi, le service de Luisana, de CanTV a été nommé responsable pour 250 personnes (50 familles). Ils ont reçu un logement dans un grand centre scientifique dans la partie plus riche de la capitale. Luisana nous a accompagné vers ce centre, et nous avons pu assister à une réunion de travail d’un comité de santé pour les réfugiées.

Un groupe d’une dizaine de femmes, une partie réfugiée elles-mêmes, une partie des bénévoles engagées à la CanTV autour de la table. Luisana dirige la réunion : « Nous devons travailler ensemble et réfléchir comment nous pouvons organiser la vie ici dans ce bâtiment au mieux. C’est notre responsabilité commune. Comment préparer où apporter de la nourriture saine ? Comment organiser l’accessibilité des soins de santé ? Comment veiller à l’hygiène dans le bâtiment ? Plusieurs groupes de travail sont construits. Les différentes tâches sont partagées. Ceci fait partie du « processus » dans notre nouvelle société depuis Chavez. Prendre notre destin en main, travailler ensemble, être attentif aux besoins de tout le monde. Nous devons faire connaître tous nos besoins au gouvernement, pour qu’il puisse nous donner de l’aide. Tout le monde semble tout à fait d’accord. Je suis étonnée : quel enthousiasme, quels soins collectifs et quelle responsabilité.

Clin d’œil

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