Venezuela et le socialisme du 21ième siècle,

Venezuela: un pays avec un gouvernement de gauche, un socialisme du 21ième
siècle, qui s’investit et protège les droits du peuple. En arrivant à l’aéroport dans le hall d’arrivée difficile de détourner son regard des superbes photos de tous les “missiones”que Chavez est entrain de réalisé : enseignement gratuit, soins de santé gratuit, aliments nutritionnels de base moins chers dans les magasins Mercal du gouvernement,....'Hecho en el socialismo”= “réaliser par le socialisme”: ces étiquettes ( texte inscrit dans un petit cœur rouge) se trouvent partout : sur des affiches, sur les paquets de sucre dans le magasin, même peint sur un tableau de bois décorant les plantes d’un projet écologique de quartier......


Ces superbes réalisations, ce ‘processus’ dans ce pays obtiennent clairement un nom. Le gouvernement et les gens sont très fiers de cette réalité. Il est clair que toute personne venant au Venezuela doit savoir quel vent politique souffle dans ce pays. El commandante Chavez a conquis le cœur des gens.

Chavez et son parti PSUV rassemble tout les gens qui soutiennent ce nouveau processus. C’est un méli-mélo de personnes avec des idées mixtes aussi bien que des intentions diverses. Il n’y a pas seulement l’homme et la femme de la rue, le travailleur, le paysan ou chômeur qui sont membres du PSUV, mais aussi des intellectuels et des indépendants et des entrepreneurs espérant  profiter de cette nouvelle situation. Parmi eux des gens qui ne raccroche leur
wagon à la politique de Chavez que par intérêt personnel. En dehors du  dévouement, de tant d’honnête, d’énorme pugnacité et camaraderie, l'opportunisme, la corruption et le favoritisme ne sont pas à exclure. En outre le PSUV est encore insuffisamment structuré en tant que parti pour rendre un dialogue démocratique interne possible. Il y a encore un bout de chemin à faire
et il n’est pas certain que le PSUV deviendra ce ‘parti des travailleurs’ stable qui assurera l’avenir socialiste du Venezuela. Mais leur lutte en vaut plus que la peine d’être soutenu.

Nous rencontrons aussi des membres du PCV: le parti communiste. Après maintes discussions et concertations le PCV a répondu non à la demande de Chavez, il y a 4 ans, de joindre le PSUV. “Ce qui se passe pour le moment dans ce pays est très positif et important”, nous expliquent t’ils.“Chavez a réussi à enclencher une révolution qui a profondément changé et continue constamment à changé la vie des Vénézuéliens. Nous le soutenons à fond et en tant que communistes nous collaborons pleinement. Nous sommes des parfaits alliés de
Chavez. Mais ce n’est pas une lutte facile . Il est très important de veiller au bon déroulement du processus. La divergence des idées et intérêts au sein même du PSUV font que certains veulent freiner le processus(de préférence pas trop anticapitaliste) pendant que d'autres veulent accélérer le processus. A cela s'ajoute que l'élite richissime dans le pays ne se donne pas du tout vaincue. Ils continuent à attiser le feu de tous côtés. Actuellement les rapports de force ne sont pas encore suffisamment accentués pour garantir à long terme une société par et pour le peuple. Nous trouvons que nous sommes obliger de jouer le rôle de parti anti capitaliste aux principes de base et de transmettre le mieux possible notre expérience et notre analyse (marxistes-léninistes) pour favoriser ce processus» C'est l'explication que nous avons reçu au bureau du Parti à Caracas. Down-town, dans les quartiers des membres du PCV, on nous raconte la même histoire.

Nous nous reconnaisons dans la lutte et l'enjeu du PCV, et l'importance qu'il accorde à un parti ouvrier fort et bien structuré. Leur vision est similaire à celle du PTB en Belgique. Au delà des océans, dans un pays totalement différent du mien et avec une autre gouvernance politique je sens une solidarité profonde avec les gens d'ici. Nous parlons le même language malgré le besoin de traduction. Cela m'émeut et me réconforte .“Cette échange que nous avons à présent , me dit un camerade vénézuélien, est très important. Si j'apprends des
nouvelles au sujet de la lutte en Belgique alors je penserai à vous. Ne l'oublier pas. Notre  solidarité vous renforcera”. Lors des adieux ils nous a tous fait une accolade. Il a raison: je sens le courant...